La Ministre fédérale du Budget, Sophie Wilmès, a pris connaissance des dernières estimations du SPF BOSA concernant les résultats budgétaires pour l’année 2017. Selon le service public fédéral, cette année, le déficit nominal devrait se situer à -1,2% du PIB. Ces chiffres sont sensiblement meilleurs que ce qui a été prévu à l’initial 2017 mais aussi meilleurs que l’actualisation des prévisions effectuées cet été.

Sophie Wilmès précise : « lorsque le Gouvernement Michel a pris ses fonctions en 2014, notre déficit nominal atteignait –3,1% du PIB. Aujourd’hui, on estime qu’il se situera à -1,2% en 2017. Il est donc clair qu’en trois ans seulement, nous aurons réduit ce déficit de près de deux-tiers. Bien entendu, s’agissant d’un exercice prévisionnel, ceux-ci devront être confirmés en fin d’année. »

Dans le même temps, la Ministre du Budget estime que ces nouvelles prévisions renforcent les arguments de la Belgique auprès de la Commission européenne. « L’Europe a toujours opté pour une approche extrêmement « prudente » dans ses calculs budgétaires qui - et les faits nous le montrent - ont eu tendance à systématiquement surévaluer notre déficit. Au final, nous voyons bien que nos résultats sont meilleurs que ceux anticipés par la Commission européenne. Nous avons déjà envoyé une série d’arguments à la Commission suite à leur courrier faisant état d’une possible déviation de la trajectoire budgétaire. Ces nouvelles prévisions nous confortent dans notre position et nous les transmettrons à l’Europe. »

Sophie Wilmès souligne également que les chiffres disponibles actuellement démontrent un rythme encourageant de réduction de la dette, qui passerait de 106,8% du PIB en 2014 à 102,2% en 2018.

« L’assainissement des finances publiques est constant, réel mais aussi réfléchi car le Gouvernement fédéral n’a pas l’intention de casser la reprise économique. » explique Sophie Wilmès. « Outre les grands chantiers que sont le tax-shift ou la réforme de l’impôt des sociétés, le Gouvernement a pris une série de mesures qui ont permis de limiter le coût du vieillissement, de consolider la croissance économique et, surtout, de créer des emplois. Pour rappel, entre fin 2014 et l’été 2017, 147.600 emplois nets ont été créés ; chiffre à mettre en corrélation avec un taux de chômage qui passerait à 7,4% en 2017 contre 8,6% en 2014. »

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