La Ministre fédérale du Budget, Sophie Wilmès, a reçu les chiffres budgétaire pour l’année 2017. L’année s’est clôturée avec un déficit nominal de -1,13% du PIB et un déficit structurel de -1,1%. Pour la Ministre, ces résultats démontrent que la politique d’assainissement budgétaire du Gouvernement fédéral est efficace.

« Nos objectifs sont clairement atteints en 2017 en ce qui concerne le solde structurel ; on fait même beaucoup mieux au niveau du déficit nominal » précise la Ministre qui rappelle qu’au budget initial 2017, le Gouvernement comptait sur un déficit nominal à hauteur de -1,7%. « Lors des débats parlementaires, j’ai tout entendu de la part de l’opposition sur ce budget 2017. On a parlé d’un budget « bâti sur du sable », de « gouffre budgétaire », etc. Aujourd’hui, nos prévisions sont confirmées. Personne ne peut contester nos résultats, avec un déficit divisé par 3 en trois ans seulement. Nous avons retrouvé le niveau de déficit d’il y a dix ans et nous avons la volonté de persévérer dans cette voie. »

Le Ministre des Finances, Johan Van Overtveldt : « après tous les mauvais présages, c’est l’heure de vérité et des chiffres. En 2017, nous produisons l’effort le plus important de toute la Zone Euro, et pourtant nous faisons mieux que prévu. Nous devrons garder ce cap pour 2018, avec une attention particulière afin de garder les dépenses sous-contrôle. »

Dans le même temps, la dette publique est en diminution constante depuis 2014. Elle s’élève à 103% du PIB en 2017, contre 106,7% lors de la prise de fonction du Gouvernement fédéral.

Sophie Wilmès veut rappeler que cette politique d’assainissement ne s’est pas faite au détriment de la reprise économique. Alors que la création nette d’emplois s’élève à 176.500 depuis le début de la législature, la BNB évalue la croissance pour 2017 à +1,7%. De plus, les dernières projections estiment la croissance de 2018 entre +1,8% et +2%, en fonction des institutions.

Le Ministre des Finances, Johan Van Overtveldt : « j’entends souvent dire que notre croissance est inférieure à la moyenne européenne. Ce n’est pas anormal. Les dépenses publiques font partie intégrante de notre PIB, donc si nous procédons à un assainissement, cela a aussi un impact sur les chiffres de croissance. Mais l’essentiel est que l’intensité de la création d’emplois par rapport à la croissance économique est bien meilleur qu’auparavant et plus importante chez nous que chez nos voisins européens. Les réformes adoptées comme celle de l’ISOC devraient donner une impulsion supplémentaire à la croissance. Nous devons continuer sur la voie que nous avons décidé d’emprunter avec ce Gouvernement. »


À l’aube du conclave budgétaire de mars, la Ministre du Budget assure néanmoins que le Gouvernement ne compte pas relâcher sa vigilance pour autant :
« l’assainissement budgétaire demande une attention de tous les instants, avec un suivi précis des dépenses. Même si les résultats déjà engrangés sont bons, nous devons continuer le travail jusqu’au dernier jour de la législature» Sophie Wilmès

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